Projets trés récent

 LES MOUVEMENTS HYDRAULIQUES MARINS

SEANERGIE LTD : une nouvelle technologie israélienne d' énergie des vagues





HAÏFA - (Israël) - 18/01/2010- Israel Valley, le site de la Chambre de commerce France Israël, a publié le 15 janvier 2010 (ICI) l'annonce d'une "révolution technologique" dans le domaine de la transformation d’énergie des vagues en électricité. La société israélienne Seanergy Ltd a en effet inventé une nouvelle technologie de production d’électricité utilisant les mouvements hydrauliques marins qui serait 20 fois plus puissante que toutes les technologies basées sur l’énergie des vagues existantes.
Pour mettre en place la technologie présentée aujourd'hui il aura fallu quinze années de recherches à l'homme politique devenu ingénieur,  Shlomo Gilboa, qui a lui-même investi plusieurs millions de dollars de ses propres deniers dans le projet, comme il l'explique en détail dans un  long et intéressant entretien accordé le 8 janvier 2010 à la chaîne environnementale Israel21C. Une vidéo est disponible dans le déroulé de l'interview qui présente en détail le mode de fonctionnement de cette nouvelle technologie de récupération des vagues développée par une modeste équipe de 4 personnes avec l'aide de quelques ingénieurs de l' université de Haifa et d' Israel Electric Corporation, la principale entreprise d'électricité en Israël, détenue à 99,85% par l'État.

L'idée de développer cette technologie est venue à Shlomo Gilboa en observant les enfants jouer au ballon dans la mer et, précisément, en les observant enfoncer dans l'eau un ballon qui remontait tout seul avec une force décuplée. Comme on peut le voir sur la vidéo du démonstrateur déjà construit, (car cette technologie fait déjà l'objet d'essais en grandeur réelle) c'est exactement ce principe du ballon qui remonte bruyamment et avec force à la surface libérant une grande quantité d'énergie qui est utilisé dans la technologie Seanergy Ltd. Ce qui fait la spécificité de la technologie Seanergy est qu'elle "manipule les vagues" selon l'expression de Shlomo Gilboa en emprisonnant une grande quantité d'eau ce qui permet d’accroître considérablement l’efficacité de la production d’énergie au moment de sa libération. Shlomo Gilboa, tient à préciser (et ce n'est sûrement pas un hasard) qu'au large des côtes de l’Oregon aux Etats-Unis, où les courants de surface sont importants, une centrale offshore Seanergy pourrait produire 200 à 250 KW par bouée, lesquelles peuvent être groupées  par ensemble de 4, 6 ou 8 selon la puissance désirée. A titre indicatif une ensemble de 4 bouées a été chiffré à $ 2 millions ce qui la rend tout à fait compétitive, selon son inventeur, avec des technologies de type serpent Pelamis ou bouée OPT.

Non content de réaliser ces performances, l'inventeur de Seanergy assure que sa technologie peut aussi, tout en produisant de l'électricité, produire de l’eau désalinisée grâce à des techniques ingénieuses sur lesquelles d'ailleurs Mr Gilboa reste très discret. On peut comprendre cette discrétion quand on connaît les enjeux stratégiques que représente l'eau douce dans certaines régions du monde et en particulier au Moyen-Orient. Quelques chiffres indicatifs sont toutefois sont lachés : une centrale Seanergy couvrant 300 mètres carrés serait capable de désaliniser 1 million de mètres cubes d'eau et ce sans apport d'énergie extérieure.
La technologie Seanergy Ltd a déjà été présentée devant près de 20.000 personnes en novembre 2009  à Tel Aviv sur le stand de l'agence NEWTech, chargée de la promotion des technologies hydrauliques lors du salon Watec.
Article de Francis ROUSSEAU publié sur blogspot-énergies de la mer.fr
L'ALGO CARBURANT
BIOALGOSTRAL et l' Ile de la Réunion dans la course a l' Algo carburant

 


SAINTE ROSE - (Ile de La Réunion - France - U.E.) - 19/01/2010 - Profitant de la visite éclair du Président de la République française dans les départements français de l'Océan Indien, le journal réunionnais Clicanoo, consacre (ICI) un très intéressant article à l'engagement d'une start-up de l'île dans le domaine des biocarburants algaux. Cette start-up, la société BIOGASTRAL, déjà loin d'être une inconnue, s'est spécialisée dans la mise au point d'un biocarburant algal à base de micro algues  pei.  Cette jeune société française a fièrement affiché sa technologie au salon Pollutec de décembre dernier après avoir déjà présenté en juillet 2009 au Premier ministre un échantillon d'une souche de micro algue lipidique permettant la production d'un algo carburant et actuellement développé par l'entreprise.

Il s'agissait en fait du premier  des quatre millilitres produits expérimentalement ! Mais BIOALGOSTRAL fonctionnant  pour l'instant sur ses fonds propres (€100.000)  compte fermement développer plusieurs centaines de litres en 2010 en sollicitant l'aide de l'ADEME, de ARVAM et de l'Arer.  En décembre dernier la mairie de Sainte-Rose recevait des mains du Président de l'Assemblée Nationale,  M. Bernard Accoyer, un prix récompensant le projet développé par BIOALGOSTRAL de couplage d'une unité de production micro algue à une station d'épuration d'eaux usées en vue de produire un bio carburant. La construction de ce prototype à Sainte-Rose devrait représenter entre  €1 et 2 millions d’investissement. Cette commune de la Réunion s'est en effet engagée de longue date dans une démarche globale de développement durable et souhaite valoriser les effluents issus de sa future station d'épuration (STEP). Dans ce but, la technologie mise en œuvre par BIOALGOSTRAL permet de capter et recycler les nitrates et les phosphates dans les eaux usées urbaines et de fixer le CO2 obtenu par la méthanisation des boues en les transformant en ressource.. La captation des nutriments nécessaires à la production de micro algues permettra notamment la valorisation en biocarburant de la biomasse algale. La mise à disposition pour BIOALGOSTRAL du terrain destiné à commencer le process industriel a été votée en décembre dernier par la municipalité de Sainte-Rose. Comme le fait remarquer le journal Cliclanoo dans son article, cette  technologie présente bon nombre d’avantages vis-à-vis des autres systèmes  actuellement en phase de développement ailleurs dans le monde. “ En partenariat avec l'Université de Toulouse et un grand constructeur automobile européen, nous travaillons également à tester notre algo carburant afin d'obtenir rapidement sa normalisation européenne" a confié le Docteur Gabin Treboux, en charge de la recherche et du développement. Selon d'autres sources, le constructeur automobile en question pourrait bien etre Peugeot. Les deux autres membres du trio BIOALGOSTRAL, Laurent Blériot, en charge de la communication, et René Duflot, Président fondateur de BIOALGOSTRAL et spécialiste en gestion des entreprises, ont clairement pour  objectif de répondre à terme localement à l’obligation européenne d’incorporer, dès 2010, 5,75% de biocarburant aux carburants “classiques” (7% en France). Un pourcentage déjà appelé à passer à 10% en 2015 (20% en France). “Et pourquoi ne pas répondre en 2030 à l’ensemble des besoins en biodiesel aux côtés de la voiture électrique”, ambitionne le chargé de communication. D’autres universitaires sont appelés à venir renforcer prochainement l’équipe, après l’arrivée d’une biologiste spécialiste en micro-algues, le Dr Zubia, au côté des trois associés, dont le laboratoire est situé dans le bâtiment du cyclotron à la technopole de Saint-Denis De la Réunion. A long terme et en cas de succès, la capacité de production d’algo diesel est estimée au départ à 17 millions de litres par an, chiffre appelé à augmenter chaque année. Mais le succès de la filière est suspendu à deux facteurs déterminants : la  législation (entendez la taxation si importante en France dans le cadre des carburants) dans un cadre de forte concurrence avec les Etats-Unis où les biocarburants sont déjà réglementés et, deuxième facteur, le prix auquel sera vendu l’algo diesel. Côté législation  : voilà enfin une bonne opportunité pour nos politiques de se livrer à leur legislomania favorite... Pour le reste (la tarification), on navigue pour l'instant dans le flou le plus absolu même si la technologie de fabrication de  BIOALGOSTRAL oriente vers des pistes plutôt positives. 

En effet l'atout premier de la technologie développée par BIOALGOSTRAL réside  dans son  indépendance totale vis-à-vis de tout engrais provenant de  la terre, par l’absence d’achat de phosphate (une matière non renouvelable).  “Alors que jusqu’à 40% du coût de fabrication du biodiesel sont liés à l’achat des matières premières, nous allons, nous, utiliser les ressources inutilisées se trouvant dans les eaux usées. Je rappelle que l’homme produit en moyenne deux grammes de phosphore par jour via ses excréments”, assène Laurent Blériot en rappelant que les algues se développent encore plus vite dans l’eau de mer polluée. "Les excréments sont une ressource nutritionnelle pour l’algue au même titre que peuvent l'être les lipides chez l’homme". Certaines sociétés américaines, dont j'ai pu déjà parler dans ce blog, se sont aussi intéressées à ce mode de couplage production algale/épuration d'eaux usées. 
Enfin il semblerait, d'après des indiscrétions, que le puissant groupe chinois (BUGG) , jamais insensible aux innovations technologiques venues d'ailleurs, ait souhaité investir dans deux autres starts-up réunionnaises, Toyo Energy Environment et Toyo Bio Composits Environnement, spécialisées aussi dans le recyclage des déchets à la fois en gasoil et en menuiseries composites. Le montant de l'investissement se monterait à  € 38 millions sur 5 ans, transfert de technologie compris. Un accord aurait même été signé qui ferait de Beijing Urban Construction Group (BUCG) l'actionnaire à 35 % des deux starts-up pour la production de biocarburant.
En voilà qui ont déjà résolu la question de la rentabilité de l'investissement !


Article de Francis ROUSSEAU publié sur blogspot-énergies de la mer.fr

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